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La nouveauté est ancienne

Retour vers le futur

Cela fait un moment que l’idée me trotte dans la tête, submergé de photos numériques à trier et à classer, j’ai décidé de sauter le pas et de tenter l’aventure de l’argentique.

Une aventure cela en est une vraie !

Adieu les réglages faciles et tolérants grâce aux immenses plages ISO, adieu également la mise au point automatique et le désormais incontournable « focus peaking ». Oubliée également la rafale … Avec 36 poses, elle n’est plus envisageable ! Oubliée la visualisation des clichés juste après les avoir pris !

C’est un véritable changement dans le mode de prise de vue et c’est clairement pour cela que j’ai voulu me lancer dans cette aventure ! J’ai envie de retrouver la beauté du grain acceptable. J’ai décidé de ne faire que du noir et blanc en argentique !

Lançons-nous donc ! J’ai acheté quelques pellicules, des Ilford HP5+ 400 ASA. J’ai fait ce choix pour la tolérance de ce film et sa rapidité de 400 ISO qui m’a semblé idéale pour la majorité des cas d’usages que j’imaginais. Ce film offre d’autres atouts qui m’ont plus comme son joli grain, et oui on fait aussi de l’argentique pour retrouver ce grain que l’on fuit tant en numérique, mais également pour sa facilité à être développé à la maison. Le développement à la maison c’est clairement le prochain objectif de cette aventure argentique !

Matériel

Disposer de pellicule ne suffit certainement pas à se lancer dans l’aventure, encore faut-il disposer d’un boitier et d’un caillou pour l’impressionner ! Le temps de trouver mon boîtier bien à moi, et oui, j’ai quelques idées, on y reviendra dans un prochain article, j’ai fait appel à mon joker. Après cette confession vous comprendrez certainement un peu plus la passion familiale pour la photo … Mon joker n’est autre que mon papa, collectionneur invétéré de ce qui touche de près ou de loin à l’image, n’hésitez pas à aller voir le site de sa collection, c’est impressionnant !

Mais revenons à nos moutons, me voilà donc équipé de pellicules adaptées pour un débutant mais je n’ai pas encore de boîtier. Mon papa m’a gentiment prêté un boitier très simple d’utilisation, le beau Praktica BCA electronic présenté en tête de cet article. Ce boitier est vraiment très simple car il ne dispose que de 3 modes :

– Un mode Bulb pour les poses longues

– Un mode 60 qui bloque la vitesse au 1/60ème de seconde. Il s’agit de la vitesse de synchronisation des flashs de l’époque.

– Un mode auto qui s’occupe de tout, avec priorité à l’ouverture

L’appareil dispose d’une cellule qui lui permet de mesurer la luminosité et de choisir la bonne exposition en fonction. Pour l’utilisateur, impossible de savoir quelle vitesse est choisie par l’appareil, les informations fournies dans le viseur permettent simplement de savoir si l’appareil a choisi une vitesse comprise entre 1 seconde et 1/60ème de seconde ou une vitesse comprise entre 1/60ème de seconde ou 1/1000ème de seconde (sa vitesse maximale). Le seul réglage disponible pour influer sur la vitesse est l’ouverture de l’objectif. Je souhaitais vraiment faire un premier test avec un appareil très simple d’utilisation pour avoir un premier feeling, ce boîtier est parfait pour cela.

Du côté de l’objectif, j’ai pris le parti de garder celui par défaut, un 50mm très lumineux car ouvrant à 1.8. Le 50mm est un choix très classique qui me convient parfaitement pour le moment. Il me permet de faire tant du portrait que du détail et même un peu de paysage.

À suivre …

Voilà, le pas est sauté, maintenant il n’y a plus qu’à remplir un premier film et le faire développer ! J’ai hâte de vous partager les résultats, que j’espère bons, mais qui sait ? C’est aussi la joie de l’argentique, le suspense reste insoutenable jusqu’à réception des tirages ou des scans !