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Chevreuil à l’aise

histoire d’une planque couronnée de succès

Contexte de la prise de vue

Ce soir-là, je suis parti en repérage dans un pré fraîchement fauché. Je fais le tour du pré en longeant la haie pour trouver les meilleures visibilité et lumière. Le pré est tout bossu, c’est en montant sur l’une d’elle que je découvre cet énergumène en train de brouter tranquillement. Il fait le tour d’une botte de foin et s’approche dans ma direction, toujours la tête au sol en train de brouter. Il relève finalement la tête et me regarde l’air curieux puis il part dans le bois.

Bien m’en a pris car après une petite d’heure d’attente, je vois une bosse se déplacer dans le renfoncement au bout du pré. Quelques instants plus tard, je vois sa tête dépasser. La gourmandise le faisait s’avancer de plus en plus jusqu’à arriver à une petite dizaine de mètres de ma position. Je ne bouge plus, je règle l’appareil en mode silencieux et je capture quelques moments privilégiés.

Tout d’un coup, il regarde vers le haut du champ et détalle.

Je reste un peu hébété quelques secondes puis, à mon tour, je tourne la tête vers le haut du pré. Je découvre alors une « boule » couleur paille qui bouge dans l’herbe. Il m’a fallu quelques instants pour comprendre qu’il s’agissait d’un renard qui fouinait dans le sol. Je le contemple un moment puis, le voyant s’approcher, je décale tout doucement mon trépied dans sa direction pour pouvoir faire quelques photos.

La composition de la photo

La composition de cette image est assez simple et repose sur la règle des tiers, le corps de l’animal est encadré par les lignes directrices. Les points de force mènent assez facilement à la tête du chevreuil. Son regard est dégagé vers la droite.

## L’importance de la profondeur de champ

La faible profondeur de champ offerte par l’objectif Olympus M.Zuiko 300mm f/4 IS PRO utilisé à pleine ouverture permet d’isoler le sujet du fond en le floutant fortement. Le flou d’arrière-plan s’appelle le « bokeh » on le souhaite le plus « crémeux » possible.

Les herbes en premier plan peuvent être distinguées mais elles sont très vite floutées également en avançant vers le fond de l’image.

Le sujet est ici bien mis en valeur par un « bokeh » lisse et composé de couleurs plutôt uniformes.

Les paramètres de prise de vue

Boitier: Olympus E-M1X

Objectif: OLYMPUS M.300mm F4.0 PRO

ISO: 400

Ouverture: f/4

Vitesse: 1/3200s

Focale: 300mm

L’ouverture est réglée sur f/4, soit la pleine ouverture de l’objectif afin de bien isoler le sujet. Cette grande ouverture laisse entrer beaucoup de lumière ceci est compensé par la vitesse très élevée de 1/3200ème de seconde.

Cette vitesse excessive n’était pas justifiée car le chevreuil ne bougeait pas très rapidement, elle aurait pu l’être pour de la photographie d’oiseau par exemple. Dans ce cas, j’aurais plus baisser les ISO de 400 à 200 pour passer sur une vitesse plus faible de 1/1600ème de seconde.

Et voilà, vous connaissez l’histoire de cette image qui est venue couronner une après-midi de planque dans un champ, adossé à une balle de foin !